Los Angeles. Megan, Sonia et Sean, trois acteur.ice.s de sitcom sur le déclin, rencontrent une réalisatrice énigmatique : Pathy Mayers. Elle leur propose de jouer dans son prochain long-métrage, un film d’horreur aux allures de série B. Ensemble, ils quittent Los Angeles pour tourner dans un bled paumé du nord-est de la France et s’engouffrent dans un univers où les effets de la terreur font remonter à la surface de curieuses pulsions. Ensemble, ils se perdent dans les territoires de l’effroi et du mauvais genre, parcourant des contrées propices aux débordements et aux métamorphoses.
Photo by Malik Lassoued
Le point de départ, c’était les pulsions et plus particulièrement la pulsion scopique, le fait de voir, se voir et être vu. Comment dans nos sociétés ultra connectées cette obsession de la monstration est devenue omniprésente ? Comment ces pulsions génèrent-t-elles des frustrations et engendrent une perte de sens jusqu’à entraîner un déchainement de violence extrême.
Ces questionnements autour de notre pulsion scopique m’ont amené du côté du divertissement. Le monde du divertissement et plus particulièrement du divertissement américain a fait naître devant nos yeux des «figures de consolations» comme le nomme l’essayiste Martin Moschell. Que ce soit la présentatrice qui écoute d’une oreille bienveillante l’histoire dramatique de son invité, en passant par des coachs de développement personnel qui nous incitent à être la meilleure version de nous-même ou encore des émissions sur le culte de la beauté, le besoin de consolation via le divertissement est envahissant, frénétique.
Durée : environ 1h15 Bord de scène possible à la suite de la représentation
Tout public à partir de 15 ans
Jeu : Ondine Nimal, Emilie Diaz & Bastien Gagnaire Ecriture et mise en scène : Héléna Tahar Chaouch Regard extérieur : Isabelle Gaspar Lumière : Flora Cariven Musique & Sound Design : La Cantina
Un spectacle qui se joue dans les théâtres comme dans des espaces (intérieurs) non-dédiés.